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Caractéristiques cliniques de la réactivation de l’infection à SARS-CoV-2

Lien :  https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(20)30114-6/fulltext

Date de parution : 20 mars 2020

Journal : Journal of Infection

Peer Reviewed : Oui 

Université/Institut : Wuhan University, Wuhan, Hubei, China

Type : Article

Les auteurs ont réalisé le 24 février 2020 l’analyse rétrospective des caractéristiques cliniques de 55 patients testés positifs pour l’ARN de SARS-CoV-2 à Wuhan et ayant présenté une pneumonie sévère du 8 janvier au 10 février 2020. 

5 patients sur les 55 ont présenté une réactivation (re-détection de l’ARN viral, en moyenne 10 jours après sa négativation). Ils étaient âgés de 27 à 42 ans, aucun n’avait de comorbidité (HTA, diabète ou maladies cardiovasculaires). Ils n’étaient pas positifs pour d’autres virus responsables d’infections respiratoires. L’un d’eux avait un antécédent de tuberculose en 2009. Aucun n’a développé de pneumonie sévère ni n’a requis une ventilation mécanique lors de la réinfection.

Clinique : 1 patient était asymptomatique, les 4 autres avaient de la fièvre, 1 avait de la toux et 1 avait mal à la gorge. 

Radiologie : Tous présentaient les signes classiques d’une pneumonie au scanner du thorax.

Biologie : 1 patient avait une lymphopénie associée à une neutrophilie. 2 patients avaient un taux de CRP augmenté (> 18 mg/L). Tous les patients avaient des taux de transaminases normaux. 

Prise en charge : Les 5 patients avaient reçu un traitement par antibiotiques et antiviraux. 3 avaient reçu des corticostéroïdes. 

La réactivation de SARS-CoV-2 est possible après guérison. Les caractéristiques cliniques des ré-infections sont proches de celles des primo infections, avec des manifestations cliniques qui semblent moins marquées. L’étude n’a pas mis en évidence de facteur de risque de réactivation, qui dépend à la fois du statut de l’hôte (âge, sexe, immunosuppression) et des propriétés du virus (charge virale basale, variabilité du génotype), mais compte tenu du faible échantillon, d’autres études seront nécessaires pour évaluer les populations à risque de réactivation.

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