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Favipiravir vs arbidol dans le COVID-19 : Essai clinique randomisé

Lienhttps://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.17.20037432v2.full.pdf

Date de parution : 27 mars 2020

Journal : Medrxiv.org

Peer Reviewed : Non

Equipe : Clinical Trial cener Zhongnan hospital of Wuhan University

Type : Article

Méthode

Etude prospective, multicentrique (3 hôpitaux), en ouvert, randomisée incluant 240 patients atteints de pneumonies à Covid-19.

Deux groupes ont été formés : un groupe contrôle traité par l’arbidol (120 sujets) et un groupe expérimental traité par le favipiravir (120 sujets). A la suite de la randomisation, 4 patients du groupe favipiravir ont abandonné.

Les résultats ont été stratifiés selon trois classes: formes modérées, formes sévères et patients atteints d’hypertension et/ou de diabète.

Résultats

Critère primaire : le taux de guérison à 7 jours est significativement réduit seulement chez les formes modérées de Covid-19.

Critères secondaires : La fièvre et la toux sont plus rapidement résolus sous favipiravir en comparaison à l’arbidol quelque soit le groupe. Il n’y a pas de différence significative concernant la nécessité d’oxygénothérapie ou de VNI ni de la mortalité entre les deux molécules.  Cependant le taux de nouvelles dyspnées est significativement supérieur sous favipiravir.

Pour les effets secondaires : une augmentation sérique d’acide urique se retrouve sous favipiravir. 

D’autres effets secondaires (dysfonction rénale, symptômes psychiatriques, symptômes digestifs) apparaissent sans différence significative dans les 2 groupes et semblent disparaître à la sortie de l’hôpital.

Discussion

1 : l’absence de différence d’effets du favipiravir chez les patients hypertendues et/ou diabétiques pourrait s’expliquer par les impacts sur la fonction pulmonaire de l’hypertension et/ou du diabète.

2 : la nécessité (même non significativement) accrue d’oxygénothérapie ou VNI chez les hypertendus et/ou diabétique pourrait s’expliquer par une moindre tolérance pulmonaire à l’hypoxie chez les patients atteints d’hypertension et/ou de diabète

Limites

1 : pas d’effet cliniquement prouvé des antiviraux contre le Covid-19, choix de l’arbidol comme “témoin” pour des raisons éthiques

2 : temps d’observation limités et pas de suivi des potentielles rechutes

3 : non dépistage systématique du aux circonstances mais diagnostic clinique et radiologique

4 : déséquilibre de la proportion de formes sévères entre les 2 groupes

Conclusion

Le favipiravir peut être considéré comme un traitement pour les patients Covid-19 modérément atteints, non traités par des antiviraux auparavant grâce à un taux de guérison à 7 jours augmenté et un délai de soulagement de la fièvre et de la toux réduit malgré des effets indésirables gérables. 

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