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L’entrée de SARS-CoV-2 dans le cellules cibles dépend de ACE2 et de TMPRSS2 et est bloquée par un inhibiteur de protéases

Lien https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(20)30229-4?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0092867420302294%3Fshowall%3Dtrue#secsectitle0065

Date de parution : 16 avril 2020 

Journal : Cell 

Peer-Reviewed : Oui

Université/ Institut

  • Infection Biology Unit, German Primate Center – Leibniz Institute for Primate Research Göttingen German ; 

  • Faculty of Biology and Psychology, University Göttingen, Germany

  • German Centre for Infection Research, associated partner Charite Berlin, Germany

Type : Article

L’infection de la cellule hôte par le SARS-CoV-2 se fait par le biais d’une protéine Spike (protéine S). Cette protéine possède deux sous-unités et un site de clivage : la sous-unité S1 assure la liaison sur le récepteur de la cellule hôte tandis que la sous-unité S2 permet la fusion des membranes. Le proteines Spike de SARS-CoV et de SARS-CoV-2 (respectivement SARS-S et SARS-2-S) possédant 76% de similitudes, l’enjeu de cette étude est de déterminer si le mécanisme d’infection par SARS-CoV-2 est le même que celui de SARS-CoV. 

Il a été démontré que, tout comme SARS-CoV, SARS-CoV-2 utilise le récepteur ACE2 pour infecter la cellule hôte. Par ailleurs, le récepteur ACE2 n’est pas uniquement présent dans le tissu pulmonaire, ce qui pourrait expliquer les affections extra-pulmonaires observées chez les patients COVID-19+. De plus, SARS-Cov-2 utilise lui aussi deux protéases CatB/L et TMPRSS2 pour cliver et activer la protéine Spike. L’inhibition totale de ces deux protéases permet de bloquer l’infection des cellules hôtes par ce virus, il s’agirait donc d’une stratégie thérapeutique envisageable puisque qu’un principe actif bloquant TMPRSS2, le camostat methylate, existe déjà et est commercialisé au Japon pour une indication indépendante. Des données complémentaires sont évidemment nécessaires.

Enfin, les auteurs ont démontré que les patients convalescents du SARS-CoV produisaient des anticorps bloquant dans une moindre mesure l’infection par le SARS-CoV-2 par réactions croisées. 

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