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Les masques

Masques grand public

Classification, Indications et Méthodologie

Qu’est ce qu’un masque ?

Un masque est un équipement de protection individuelle (EPI) destiné à réduire l’exposition à des substances toxiques. Il peut être médical ou non médical.

Les masques médicaux sont à utilisation clinique (par un soignant en contact avec un patient ou d’autres soignants). On distingue les masques chirurgicaux et les masques FFP1,2 ou 3. 

Les masques chirurgicaux sont actuellement utilisés en pratique clinique courante. Ils protègent les personnes avec qui le porteur est en contact, en filtrant l’air expiré. Les masques FFP sont destinés à, en plus, filtrer l’air inspiré. Le type 1 est principalement utilisé comme un masque anti-poussière (pour des activités de bricolage par exemple). Les type 2 et 3 sont destinés à un usage médical et filtrent des particules extrêmement fines.

Les masques non-médicaux, aussi appelés « grand publics » ou « barrières », sont confectionnés pour un usage social dans un but de ré-utilisation. 

Les masques grands-publics

La conception de ces masques est normée et doit respecter un cahier des charges strict, élaboré par l’ANSM, avec notamment une capacité de filtration d’au moins 70% et jusqu’à 90% des particules émises d’une taille de trois micromètres ou plus. Les masques en tissus sont lavables, repassables et réutilisables. La liste des matériaux homologués est disponible ici.

L’Académie de Médecine [1] recommande l’utilisation généralisée de ce masque dans l’espace public. Que la production soit artisanale ou industrielle, l’utilisation collective de ces masques permet de réduire la circulation du virus dans le territoire.

D’après l’AFNOR [2], deux modèles sont possibles : « à bec » ou « à plis ». Ces derniers sont prévus pour une utilisation maximale de 4 heures [2].

Patrons des deux types de masques « grand public » [2]

Quand utiliser un masque ?

D’après l’OMS [3], les masques sont utiles dans deux situations. Soit au contact d’une personne présumée infectée par le Sars-Cov-2, notamment lorsque les mesures de distanciation physique sont impossibles, soit lorsque l’on est soi-même potentiellement porteur (cas contact, symptômes respiratoires ou généraux, etc.).

Il est important de noter que le port du masque seul n’est pas efficace. Il faut en effet lui associer des mesures hygiéniques telles que le lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon, le respect des normes de distanciation sociale, etc.

Au vu des risques d’étouffement, l’utilisation d’un masque chez les enfants de moins de 3 ans est fortement déconseillée.

Comment utiliser un masque correctement ?

Avant de mettre un masque, il est important de se laver les mains. Le masque doit être appliqué sur le visage de façon à recouvrir le nez et la bouche complètement. Dès qu’il est correctement posé, il ne faut plus toucher la face avant du masque, qui doit être considérée comme contaminée. Il est à noter que déplacer le masque (pour le mettre sous le menton par exemple) invalide son utilisation.

Pour le retirer correctement, il faut l’enlever par derrière (sans toucher le devant du masque). Si le masque n’est pas réutilisable, il faut le jeter immédiatement dans une poubelle fermée. S’il est réutilisable, il s’agit de le laver puis le repasser.

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier de se laver les mains en suivant.

La vidéo du CHU de Nantes explique le processus du port du masque ; elle est disponible ici.

Quelle est l’efficacité des masques ?

L’infographie ci-dessous revient sur l’efficacité des masques en fonction du contexte [4].

Sources 

  1. Communiqué de l’Académie : Covid-19 : sortie du confinement, Académie Nationale de Médecine. Lien
  2. Nouveau coronavirus (2019-nCov) : conseils au grand public – Quand et comment utiliser un masque ?, Organisation Mondiale de la Santé, Lien
  3. Guide d’exigences minimales, de méthodes d’essais, de confection et d’usage des masques barrières, Annexe C, AFNOR, 27 mars 2020.
  4. Ministère de la santé.