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Traitements controversés : une compréhension actualisée de la maladie de coronavirus 2019

Lien : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmv.25788

Date de parution : 26 mars 2020

Journal : Journal of Medical Virology

Peer Reviewed : Oui

Equipe : Department of Clinical Medical Research Center, The Second Clinical Medical College of Jinan University, The First Affiliated Hospital Southern University of Science and Technology, Shenzhen People’s Hospital, Shenzhen, Guangdong, 518020 People’s Republic of China

Type : Review

Cette courte revue propose un état des lieux des différents traitements ayant été proposés en Chine aux patients atteints du COVID-19.

Thérapie antivirale :

Le remdesivir a déjà prouvé une efficacité contre le MERS et le SARS dans le passé à la fois in vitro et in vivo chez des animaux. Il a été montré comme effectif in vitro sur une lignée de cellule humaine infectée par le SARS-CoV 2. Un patient traité par remdesivir intraveineux au 7eme jour d’hospitalisation (11eme jour depuis le début des symptômes) s’est amélioré cliniquement dès le 8eme jour. Deux essais cliniques sont en cours pour évaluer l’efficacité de la molécule contre le COVID-19. Il est cependant nécessaire de prendre des précautions de dosage, car le nombre d’effets indésirable varie en fonction de l’ethnicité du patient.

Le traitement par ribavirin reste déconseillé selon cette étude, notamment en raison du grand nombre d’effets indésirables. Une association avec des interférons a toutefois été recommandée par le gouvernement chinois pendant l’épidémie de COVID-19. Cependant, l’efficacité clinique n’ayant pas encore été démontrée, les auteurs émettent des réserves quant à l’utilisation de cette molécule dans le traitement du COVID-19.

La chloroquine, bien qu’ayant une efficacité prouvée in vitro contre le SARS-CoV 2, n’a pas encore été soumise à des essais cliniques poussés. De plus, il est conseillé de ne pas minimiser les effets indésirables de la molécule, notamment sa cardiotoxicité, le risque de rétinopathie et sa potentielle accumulation hépatique chez des patients insuffisants.

Glucocorticoïdes :

Peu de données ont montré l’efficacité d’un traitement par glucocorticoïdes dans le SARS-CoV 2 et l’OMS recommande d’éviter leur utilisation au vu de leurs potentiels effets secondaires (nécrose avasculaire, psychose, diabète, retard de clairance virale). Toutefois, il a été suggéré qu’une utilisation appropriée dans les syndromes de détresse respiratoire aiguë peut-être utile, tout comme dans les cas sévères.

Foie artificiel :

Si un état de choc cytokinique est avéré chez un patient COVID-19 et si les conditions le permettent, la mise en place d’un système de foie artificiel peut être considérée.

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